La Verkhovna Rada a enregistré le projet de loi n° 9547, qui prévoit des sanctions plus sévères pour l’utilisation de contenu musical russe dans les lieux publics, notamment les cafés, les restaurants, les magasins, les salons de beauté et autres établissements recevant du public.
La législation actuelle prévoit une amende symbolique de 70 hryvnias. Les auteurs de la nouvelle initiative estiment qu'il s'agit d'un outil inefficace pour lutter contre l'influence informationnelle du pays agresseur.
Que proposent les députés ?
- Les amendes seront multipliées par dix — passant de 5 100 à 8 500 UAH pour la première infraction, et en cas de récidive — jusqu'à 25 500 UAH.
- Les responsables des institutions qui autorisent ou ne contrôlent pas la diffusion de musique interdite seront tenus responsables. Les citoyens ordinaires ne seront pas tenus responsables.
- Ce projet de loi vise à garantir la sécurité nationale. Selon ses auteurs, ces mesures ont pour but de réduire l'influence culturelle de la Russie et de renforcer la souveraineté informationnelle de l'Ukraine.
La note explicative mentionne une affaire très médiatisée survenue dans le village de Pogreby, dans la région de Kyiv, où de la musique russe était diffusée dans un karaoké durant l'été 2023. Après la plainte d'une cliente, celle-ci a été expulsée des lieux et la police n'a infligé à l'établissement qu'une amende symbolique. Cet incident a suscité l'indignation générale.
Le projet de loi est actuellement examiné par une commission spécialisée. S'il est adopté, les établissements qui ne respectent pas l'interdiction s'exposeront à de lourdes sanctions financières.

